Sanctuaire d'Itsukushima
Un sanctuaire flottant sur l'eau
1ère attraction touristique de l’île et site inscrit au Patrimoine Culturel Mondial, ce sanctuaire Shinto flottant sur l’eau, raconte plus de 1400 ans d’Histoire du Japon. Cette structure à l’architecture raffinée de l’époque Heian, laquée d’un rouge vermillon flamboyant contraste sublimement avec le bleu intense de la mer et le vert profond des forêts primitives du Mont Misen.
Site Officiel du Sanctuaire d'Itsukushima (en Anglais)
La Galerie
Trésor National
Reconnu Bien Culturel Important le 5 Avril 1899
Reconnu Bien Culturel National le 29 Mars 1952
La Galerie s’étend de l’entrée du sanctuaire d’Itsukushima jusqu’au Pavillon de Purification du Sanctuaire Principal en passant par le Sanctuaire Marodo et l’Asazaya (Pavillon pour le service du matin).
Elle mesure 262 m de long et 4 m de large, l’espace entre les piliers est d’environ 2,4 m. De légers espaces entre les lattes permettent de réduire la poussée de l’eau à marée haute et de rejeter les eaux de pluie.
Lors des très hautes marées causées par les typhons, les lanternes de pierre de la plage de Mikasa sont temporairement démontées et apportées dans la galerie pour servir de poids et empêcher le plancher d’être soulevé par les eaux. Aucun clou n’est utilisé sur les lattes.
Avant que Taira-no-Kiyomori n’ouvre la route maritime d’Ondo-no-Seto, les bateaux prenaient la route Sud et amaraient sur la côte ouest de l’île, c’est pourquoi l’entrée du sanctuaire se situait alors au bout de la galerie ouest, que l’on utilise aujourd’hui comme sortie.
Haraiden (Pavillon de Purification) du Sanctuaire Marodo
Avant de venir prier, les visiteurs se purifient le corps et l’esprit au Haraisho.
On ne trouve des plafonds que sur certains bâtiments : les pavillons de purification, les sanctuaires principaux, et le sanctuaire Marodo. Il s’agit de plafonds à caisson, voûtés, et quadrillés de poutres.
Le pavillon de purification du Sanctuaire Marodo est différent de celui du sanctuaire principal car le parapet qui l’entoure est ouvert sur la façade avant, laissant ainsi le pavillon ouvert sur la mer.
Le sanctuaire Marodo
Trésor National
Classé Bâtiment Spécialement Préservé le 5 avril 1899
Classé Trésor National le 29 Mars 1952
Le Sanctuaire Marodo est le plus grand Sessha* d’Itsukushima. Ce sanctuaire, qui dépend de celui d’Itsukushima, est dédié à cinq divinités : Amenooshihomimi-no-mikoto, Ikutsuhikone-no-mikoto, Amenohohi-no-mikoto, Amatsuhikone-no-mikoto et Kumanokusubi-no-mikoto. Son style architectural est similaire à celui du Sanctuaire Principal avec de légères différences au niveau des détails.
Une salle d’isolement est située sur un côté du hall de prière, et une chambre de sutras, dans laquelle les moines récitent les sutras, de l’autre côté
*Le Sessha se situe juste après le sanctuaire principal en terme de rang et de taille. On les appelle parfois sanctuaires auxiliaires. Ils sont dédiés à une divinité ayant une relation importante avec le dieu ou déesse vénérée dans le Sanctuaire Principal.
Les lanternes des galeries
Les premières lanternes suspendues le long des galeries furent offertes par Terumoto Mori, un petit-fils de Motonari Mori. A cette époque, elle étaient faites de fonte et leur forme était quelque peu différente. Elles sont aujourd’hui exposées au Pavillon des Trésors.
Les lanternes que l’on voit actuellement dans le Sanctuaire d’Itsukushima sont faites de bronze et datent de début 1900, elles ont été fabriquées d’après le modèle de celles de 1366.
Kagami-no-ike (L’étang miroir)
Trois étangs de forme ronde sont situés autour du Sanctuaire d’Itsukushima.
On raconte que ces étangs sont apparus en une nuit lorsque le Sanctuaire fut construit pour la première fois sous le règne de l’Impératrice Suiko. C’est pourquoi à cette époque les hommes furent convaincus que la construction du sanctuaire répondait à la volonté divine.
Ces étangs ont servi de réservoir à eau lors d’incendies survenus à marée basse, mais ils donnèrent également un caractère unique au sanctuaire.
L’étang situé tout près du sanctuaire Marodo s’appelle Kagami-no-ike (L’étang Miroir). Il fait partie des 8 fameux paysages de Miyajima. Le reflet de la lune dans l’Etang Miroir était tellement beau qu’il a été utilisé à maintes reprises dans des Tanka (poème à 31 syllabes) et dans des Haikus.
Le pavillon de Purification
Trésor National
Le pavillon de purification était autrefois utilisé pour les festivals mensuels et pour les représentations de Bugaku (Ancienne danse de Cour) lorsqu’il pleuvait.
Depuis l’époque Meiji, on y anime en fin d’année des prévisions sur l’état du marché de l’année à venir. Le plancher est particulièrement poli ce qui signifie que la salle a été utilisée très souvent.
La partie centrale des auvents de la façade est coupée et élevée, ce qui est typique des techniques utilisées dans les pavillons de Bouddhisme amidiste à la fin de la période Heian et qui a été aussi employé dans le pavillon Phoenix au Temple Byodo-o à Uji (Kyoto), dans le pavillon Amida du Temple Hokaiji à Hino (Kyoto) et dans d’autres célèbres temples.
Taka-Butai (La scène élevée)
Classée « annexe d’un Trésor National » le 29 Mars 1952
Par beaux jours, des représentations de Bugaku sont donnée sur la Scène Elevée. On ne trouve aucune description de cette scène dans les documents de la période Heian. Cependant, un document datant de la période Sengoku (1467-1568) évoque l’utilisation de la scène pour des représentations de danse.
Comme le nom de Tanamori-no-Fusaaku, prêtre en chef de cette époque est gravé sur le capuchon décoratif de l’un des piliers de la rambarde, on pense que la scène temporaire a été montée pour la première fois à la fin de la periode Sengoku. On pense également que la scène temporaire a été remplacée par la structure permanente à la période Edo.
Hira-butai (la scène ouverte)
Classée « annexe d’un Trésor National » le 29 Mars 1952
La scène en plein air est située face au Sanctuaire Principal, les galeries relient les deux sanctuaires dependants (Kado-Marodo) aux places orchestre à gauche et à droite de la scène.
La scène n’apparaît pas dans les archives mentionnant la liste des bâtiments construits à la période Nin'An (1166-1169), lorsque les premiers bâtiments du sanctuaire furent construits.
Cependant, on peut lire dans un document qu’une scène temporaire avait été montée en face du Sanctuaire Principal pour les cérémonies Senbo-kuyo (importantes cérémonies bouddhistes auxquelles participent de nombreux moines).
On pense que cette scène temporaire a été remplacée par la structure permanente qui s’appelle aujourd’hui Hira-butai.
Les piliers de fondation des bâtiments du sanctuaire sont en bois, mais ceux de la Scène Ouverte (Hira-butai) et du pont Naga-hashi (Long Pont) sont en pierre.
Les pierres auraient été offertes en 1571 par le prestigieux Seigneur Mori Motonari en l’honneur du nouveau Sanctuaire Principal.
Sanctuaire Migi-kadomarodo (droite) et Sanctuaire Hidari-kadomarodo (gauche)
Les sanctuaires Migi-kadomarodo et Hidari-kadomarodo sont situés à droite et à gauche de la Lanterne Frontale (Hitasaki). Toyoiwamado-no-kami et Kushiiwamado-no-kami, les dieux gardiens de l’entrée, y sont vénérés.
Sagaku-bo, Ugaku-bo
Sagaku-bo et Ugaku-bo sont classés Tresors Nationaux.
ll s’agit de salles pour les réprésentations de Danse Bugaku.
Il existe deux types de danse Bugaku. Celle venue d’Inde et de Chine de la dynastie Tang, que l’on appelle Samai (danse de gauche). Pour ce type de danse on utilise la salle de gauche Sagaku-bo.
Et celle venue de Mandchourie et de Corée et que l’on appelle Umai (danse de droite). Pour ce type de danse, on utilise alors la salle de droite Ugaku-bo.
Le Sanctuaire Daikoku
Classé Bâtiment Spécialement Préservé le 5 Avril 1899
Ce sanctuaire est dédié à Okuninushi-no-mikoto, aussi connu sous le nom de Daikoku. C’est le dieu de la nation, de l’agriculture, du commerce, de la santé et du mariage.
On ignore quand a été crée ce sanctuaire, cependant le nom Daikoku apparaît dans des documents datant de la période Sengoku (Période des provinces en guerre).
Naga-bashi (Le Long Pont)
Classé Bien Culturel Important le 29 Mars 1952
Le Naga-bashi relie le Ushiro-zono (enclos arrière) au Sanctuaire Daikoku. Dans les documents de la fin de l’époque Heian et de l’époque Kamakura, on peut lire que les ponts de ce type étaient appelés Uchi-bashi (pont fixe) ou Hira-bashi (pont plat).
On pense qu’à cette époque, les principaux bâtiments du sanctuaire construits sur la mer étaient reliés à la terre par ce type de ponts sans toit. Le Long Pont rappelle les ponts traditionnels typiques du passé. Comme pour le Pont Voûté, la longueur du pont a drastiquement été raccourcie à l’époque de Provinces en guerre. Les piliers de ses fondations sont faits de pierre.
La salle d’offrande aurait été établie à l’époque Edo côté sud de l’Ushiro-zono. La nourriture pour les divinités était transportée de cette salle vers les bâtiments. Sur l’un des piliers de pierre, est gravé le nom de Takeshiro Matsuura, un célèbre explorateur et fervent croyant de l’Epoque Meiji.
Sori-bashi (le pont voûté)
Classé Bien Culturel Important le 29 Mars 1947
On ne trouve aucun texte faisant référence au Sori-bashi dans les documents relatifs à la construction du Sanctuaire d’Itsukushima à l’époque Nin-An (1166-1169).
Le pont apparaît pour la première fois dans un document de l’époque Ninji (1240-1243), ce qui indique qu’il n’existait pas encore lorsque Taira-no-Kiyomori vint visiter le sanctuaire.
Il est également dit que le pont était parfois appelé Chokushi-bashi (Pont du messager impérial) et que les messagers de l’Empereur l’empruntaient pour pénétrer dans le Sanctuaire Principal à l’occasion de festivals tels que le Gochinzasai. Des escaliers temporaires étaient alors montés sur le pont pour faciliter la traversée des messagers.
D’après une inscription qui figure sur le capuchon décoratif de l’un des piliers de la rambarde, le pont actuel daterait de 1557, lorsque celui-ci fut reconstruit par Mori Motonari et son fils Mori Takamoto. Il a depuis été réparé de nombreuses fois.
La Galerie Ouest
On appelle le style artchitectural du pignon qui se trouve au bout de la Galerie Ouest "kara-hafu" (pignon chinois).On retrouve un pignon du même type entre le Sori-bashi (pont voûté) et la Galerie.
Selon un document datant de l’époque Nin'an (1166-1169), la longueur totale de la galerie était de 205,4m. Elle fut plus tard allongée pour atteindre 210,9m puis 327,2m. Aujourd’hui, sa longueur totale n’est plus que de 194,5m.
En 1541, un glissement de terrain atteint le sanctuaire, modifiant totalement la géographie environnante et endommageant les bâtiments du sanctuaire, rendant leur restauration impossible.
Selon des documents, suite à l’incident, la longueur totale de la galerie passa à 196,3m et quand le sanctuaire fut réparé à nouveau en 1784, la longueur des galeries fut encore réduite.
Les lattes du plancher de la Galerie Ouest ont été restaurées en 1556 par le fameux Seigneur Mori Motonari, on suppose que les pignons chinois ont été ajoutés à cette époque.
Le pont Naishi-bashi
Trésor National
A Itsukushima, on appelait autrefois les jeunes femmes qui travaillaient au sanctuaire des « Naishi ». Elles traversaient alors ce pont pour aller donner les offrandes (de la nourriture et du saké) aux divinités. C’est pourquoi on appelle ce pont Naishi-bashi.
Masugata
L’enclos rectangulaire entouré par la galerie et le pavillon de purification s’appelle Masugata.
Chaque année, la nuit du 17 juin selon le calendrier lunaire, le festival Kangensai, l’un des plus importants de Miyajima, y est célébré. Tard dans la nuit, de magnifique bateaux multicolores décorés de lanternes et de tentures et transportant des musiciens passent sous le Grand Torii et entrent dans le Masugata.
Ce festival est comme un magnifique parchemin du Japon ancien qui s’étalerait sur la mer.
Le pont Agemizu-bashi
“Agemizu” signifie “puiser l’eau”. C’est en effet d’ici que l’on puisait l’eau pour le sanctuaire il y a très longtemps. Ce pont a la particularité d’avoir une rambarde plus haute du côté Est que Ouest et d’avoir une sorte de petite jetée devant lequel se trouve un bassin datant de 1592 taillé dans une énorme pierre.
Asazaya
Bien Culturel Important
Classé Bien Culturel Important le 29 Mars 1952
Ce pavillon que l’on appelle Asazaya est le lieu où les prêtres se réunissent à l’occasion des cérémonies shinto.
Le nom de ce pavillon provient sans doute du fait qu’il était autrefois utilisé le matin, le mot « asa » signifiant « matin » en japonais. Ce nom apparaît également dans « Makura no sôshi » (les notes de l’oreiller) de Sei Shônagon, un grand classique littéraire de l’époque Heian.
Côté Est, le toit est à pignon simple (kirizuma-zukuri) tandis que côté Ouest il est à pignon multiple (irimoya-zukuri) et entouré de auvents étroits (hisashi). Ce type de toit est caractéristique des toits de bâtiments annexes (tai-no-ya) de style Shinden.
Yasuyori Toro (La lanterne de Yasuyori)
Pour exprimer sa gratitude, Yasuyori fit don de cette lanterne au sanctuaire. La lanterne se trouve dans l’enceinte du sanctuaire près d’un grosse pierre où l’on dit que le poème qui lui porta chance fut trouvé (la fameuse pierre Sotoba-ishi).
Des dragons ascendants et descendants sont gravés sur le socle de la lanterne. Et sur l’âtre (Hibukuro) qui est de forme octogonale, les 6 Jizo (divinités gardiennes des enfants) sont sculptés.
Sotoba-ishi
Bien Culturel Important
Sous le pont Agemizubashi, se trouve l’un des étangs miroirs et au milieu de cet étang, la pierre que l’on appelle Sotoba-ishi. Cette pierre est liée à l’histoire du sotoba flottant, dans le conte « Heike Monogatari » (Récit de la gloire et de la chute du clan Heike, aussi appelé clan Taira).
Dans ce conte, Taira-no-Yasuyori, dont le complot de coup d’état a été révélé à Taira-no-Kiyomori, est envoyé en exile sur l’île lointaine de Kikaiga-shima. Pendant qu’il purge sa peine, il écrit des poêmes à sa vieille mère qui vit à Kyoto et les grave sur un millier de plaquettes en bois (que l’on appelle « sotoba ») puis les jette à la mer. L’une d’elle dérive jusqu’à Itsukushima, et est trouvée sur cette pierre par un moine venu prier au sanctuaire. L’histoire est transmise à la Cour et Yasuyori est autorisé à rentrer à Kyoto.
Le Sanctuaire Tenjin
Classé Bâtiment Spécialement Préservé le 5 Avril 1899
Classé Bien Culturel Important le 26 Décembre 1963
Ce sanctuaire est dédié à Sugawara-no-Michizane, également appelé Tenjin, une prestigieuse divinité de l’éducation et de l’intelligence.
On appelait aussi ce bâtiment « Pavillon Renga-do » et des cérémonies de poésie Renga s’y tenaient tous les 25 du mois jusqu’au milieu de la période Meiji, il y a environ 100 ans.
Le Renga est un style de poème traditionnel donc chaque vers est relié par un thème mais écrit pas deux personnes voire plus.
Ce bâtiment est un don du célèbre seigneur Mori Takamoto et fut construit en 1556. Bien que la plupart des bâtiments du Sanctuaire d’Itsukushima soient laqués de vermillon, le sanctuaire Tenjin, tout comme la scène Nô et ses lôges n’ont pas été traités afin de préserver la couleur naturelle du bois, ce qui indique que ces bâtiments ont été construits ultérieurement.
Le Sanctuaire Principal
Trésor National
Classé Bâtiment Spécialement Préservé le 5 Avril 1898
Classé Trésor National le 29 Mars 1952
Le Sanctuaire Principal est dédié aux trois déesses Munakata : Ichikishima-hime, Tagitsu-hime, et Tagori-hime. Après la Restauration Meiji, on ajouta au sanctuaire des Chigi (poutres décoratives en forme de croix placées sur les pignons du toit) et des Katsuogi (sortes de bûches placées sur l’arête du toit), ce qui donna à la structure un style architectural typiquement Shinto. Cependant, lorsque d’importantes réparations furent entreprises pendant les époques Meiji et Taisho, on retira ces éléments et le sanctuaire retrouva son apparence d’origine.
Le toit de la salle de culte du sanctuaire est construit en style Mitsumune (à trois arêtes) : si l’on regarde le plafond, on aperçoit trois poutres disposées en parallèle dont deux surelévées qui forment ainsi un creux et deux sommets. Ce style remonterait à la période Nara (710-784).
La scène Nô
Classée Propriété Culturelle Importante le 29 Mars 1952
La seule et unique scène Nô construite sur l'eau.
La première représentation de théâtre Nô au sanctuaire fut donnée en 1568 avec la venue du plus prestigieux acteur de Nô de l’école Kanze (Kanze-Dayuu). D’après les documents historiques, la pièce fut jouée au bord de la mer sur ce qui semblait être une scène temporaire près du sanctuaire.
En 1605, le seigneur féodal Fukushima Masanori fit don d’une scène qui devint la première scène Nô permanente d’Itsukushima. En 1680, le seigneur de l’époque, Asano Tsunanaga fit construire la scène actuelle avec un pont et des lôges.
Des pièces de Shin-Nô (Nô sacré) sont représentées sur cette scène pendant le Festival de Tokasai (Festival des pêchers en fleur) qui a lieu chaque année du 16 au 18 avril. En automne, a lieu le Festival de Kenchasai (Cérémonie d’offrande du thé). Un maître dirige une cérémonie d’offrande de thé aux déesses.
Pour ces occasions, un balcon temporaire est monté entre la scène Nô et la galerie, ce qui permet au public d’apprécier chaque détail du spectacle qui a lieu sur la scène.
La scène Nô est construite en style Ichiju-Kiritsuma, son toit est fait de chaume de cyprès japonais et l’entrée de la scène se trouve au bout de la structure.
Habituellement, on place un « tsubo » (grand pot rempli d’eau) sous les scènes de théâtre Nô mais celle-ci étant construite sur la mer, cela n’a pas été possible, c’est pourquoi le sol a été construit comme un seule planche afin d’améliorer l’effet de raisonnance.
En effet, le sol se comporte comme la peau d’un grand tambour parce que les lattes on été posées sur des solives à large intervalle (les barres transversales qui soutiennent les lattes) et sont assemblées de manière à ce qu’à chaque pas des acteurs, le son raisonne très distinctement. De plus le son varie avec le flux et le reflux de des marées.














