Sanctuaire d'Itsukushima

Corridor (Kairo)

Corridor (Kairo)

Mikasahama

Lanternes et Torii flottant

Lanternes et Torii flottant

Sanctuaire Shinomiya

Parc Momijidani

Parc Momijidani

Sanctuaire d'Itsukushima

De nuit, lors du Festival Tanomo-san

De nuit, lors du Festival Tanomo-san

Vue du Temple Daisho-in

2ème étage du Pavillon Maniden

2ème étage du Pavillon Maniden

Sommet du Mont Misen

et vue sur les îles de la Mer Intérieure de Seto

et vue sur les îles de la Mer Intérieure de Seto

Forêt primitive

Promenade en téléphérique

Promenade en téléphérique

Pagode Tahoto

au milieu des feuillages verts

au milieu des feuillages verts
e-brochures calendrier des marées Photos, vidéos

Patrimoine Historique :

Vieille ville & alentours

Les petites ruelles de Miyajima ont commencé lentement à prendre forme dès le début de l’époque Kamakura (1185-1333). On ressent là aussi l’atmosphère si particulière de Miyajima : dans ces décors paisibles du quotidien, ces petites allées calmes, ces bâtiments qui ont conservé l’aspect d’une époque révolue, ces lieux historiques et ces légendes inconnues, ou bien encore dans le sourire des habitants de l’île... N’hésitez pas à faire un petit détour pour venir flâner tranquillement dans ce quartier. A chaque coin de rue, vous serez surpris par le changement de décor et d’atmosphère. Une manière de découvrir un autre visage de Miyajima.

Machiya-Dori

Ruelle de Machiya-dori

Ruelle de Machiya-dori

C’est au début de l’ère Edo (1603-1868) que ce quartier, qui s’appelait à l’époque Honmachi-suji, s’est développé, devenant le centre de Miyajima, qui vivait alors une de ses périodes les plus animées. Dans le recueil d’illustrations « Itsukushima Zue », on peut voir de nombreuses boutiques et auberges, des pélerins et des clients ivres qui se croisent dans une joyeuse ambiance. On s’éperçoit aussi que certaines rues comme Saiwaicho Higashi Omote, Nakanocho Omote, ou Kitanocho Omote étaient alors des rues principales.

Cependant à partir de l’ère Showa (1926-1989) et l’époque d’après guerre, les cinémas et les cafés, les lieux de distractions disparaissent et les touristes délaissent le quartier pour se déplacer vers la galerie marchande d’Omotesando, laissant Machiya-dori se transformer en quartier résidentiel pour les habitants de l’île.

C’est seulement il y a quelques années que le quartier a été remis au goût du jour. En 2001, lorsque débute le « Miyajima Hina Meguri » (festival qui consiste à visiter les vieilles maisons pour y admirer les poupées Hina), on s’intéresse à nouveau à ce quartier historique parsemé de constructions datant de l’ère Edo jusqu’à la période d’avant guerre.

C’est aussi à cette époque qu’on commence en réalité à appeler le quartier « Machiya-Dori ». Aux vieilles maisons traditionnelles viennent s’ajouter quelques habitations, boutiques et galeries plus contemporaines, donnant ainsi au quartier une subtile ambiance rétro-moderne. Ces maisons et ces commerces, qui ont su conserver le charme des années 50, attirent aujourd’hui des visiteurs de plus en plus nombreux.

"Une ambiance rétro-moderne, le charme des années 50"

Le soir, à la tombée de la nuit, on allume les lanternes de papier accrochées aux façades, et le quartier prend encore une tout autre allure de celle qu'on lui connaît la journée.
Ses ruelles qui nous transportent dans l’Histoire et la chaleur de ses habitants font partie des charmes de Machiya-dori.

Seishin Tsurui

Seishintsurui

Seishintsurui

Durant la 2de moitié de l’ère Edo, le moine Seishin fit creuser 10 puits afin de lutter contre les pénuries d’eau dont souffraient les habitants de l’île. Il en reste aujourd’hui quatre.

Il s’est également impliqué dans l’entretien des voies et est à l’origine de la célèbre spatule à riz  de Miyajima (le « shakushi »). Près du Temple Komyo-in se trouve une stèle en l’honneur des services rendus par le moine Seishin.

Yamabe no komichi (Le vieux chemin du flanc de montagne)

Yamabe-no-komichi

Yamabe-no-komichi

le plus vieux chemin de pélerinage de Miyajiama

C’est le plus vieux chemin de pélerinage de Miyajiama, celui qu’empruntaient les pélerins, à l’époque où la rue Omotesando que l’on utilise aujourd’hui se trouvait encore au dessous du niveau de la mer.

Lorsque l’on arrive en haut du Mont Yogai, un superbe point de vue permet d’admirer le Grand Torii vermillon, la pagode Goju-no-to, les ruelles et leurs toits recouverts de jolies tuiles japonaises.

Si vous resdescendez un peu, dépassez le pavillon Fudo et poursuivez ce chemin calme et entourré de verdure, vous trouverez l’atelier de papier « hariko » de Miyajima, mais aussi le mur dans lequel est installée la statue Nyonin (statue de femme), le Jizo à poitrine et enfin la colline Nyoin. De là, si vous descendez côté sud vous arriverez sur le sentier Kakurenbo (la cachette du démon). Au pied de la colline se trouve le temple Hôju-in plus communément appelé Temple Asebi.

Si vous tournez à l’angle de ce temple, vous arriverez dans une zone que l’on appelle Uonotanacho. Il parait que c’est ici qu’on chargeait et déchargeait autrefois les arrivages de poisson pour le marché qui avait lieu en bord de mer.

Ce chemin à flanc de montagne est parfois escarpé mais le paysage que l’on peut voir du plateau de la colline est à couper le souffle. Vous ferez également des découvertes insolites comme ces vieux murs de pierres ou ces vieux cerisiers, ces tuiles que l’on appelle « tuiles de singe » et une multitude de petits temples.

Si vous marchez encore un peu, vous trouverez Komyo-in, l’ancien temple de la secte Jodo, et au bout de la petite rue pavée en pente, la colline de la pagode sur laquelle se trouvent le Senjokaku et la Pagode à 5 étages. C’est un vieux sentier dont le calme et la beauté conviennent tout à fait au recueillement.

Les petites ruelles Onigokko (les jeux du démon) et Kakurenbo (la cachette du démon)

Ruelle Kakurenbo

Ruelle Kakurenbo

On parle souvent de Miyajima et de ses 1000 temples, mais autrefois pas loin d’un millier d’habitations y étaient également construites . Les petits passages entre les maisons dans lesquels pouvaient se faufiler les enfants constituaient alors pour eux de véritables terrains de jeu.

Pour retrouver cette atmosphère d’antan, venez jeter un coup d’oeil à ces 2 petites ruelles aux noms insolites.

Taki-no-kōji

Chemin Taki-no-kōji

Chemin Taki-no-kōji

Le petit chemin en pente douce qui relie le Sanctuaire d’Itsukushima au Temple Daishō-in s’appelle Taki-no-kōji (le petit chemin de la cascade).

C’était autrefois le lieu de résidence des prêtres du Sanctuaire et de célèbres familles de prêtres telles que les Shōkei et la rue était bordée de maisons d’accueil de pélerins.On y trouve aujourd’hui encore des habitations et des dortoirs de prêtres.

On peut y admirer ces rangées de maisons aux façades de fines lattes de bois caractéristiques des lieux.

La résidence Shōkei, qui se dresse au-dessus d’un grand mur de pierre est celle des prêtres qui avaient la responsabilité des visites des messagers envoyés par la Cour Impériale à l’époque Edo. Le précieux bâtiment a conservé son l’architecture de cette époque.

En face de la résidence Shōkei, se trouve la seule maison-atelier de céramique de Miyajima. On y fabrique des porte-bonheur tels que des animaux du zodiaque ou des Tengu-corbeaux.
Après avoir traversée la rue très animée des magasins de souvenir, on se retrouve soudainement baigné dans l’atmosphère calme et tranquille de Taki-no-kōji.

Le matin, à l’aube, on peut y entendre raisonner le claquement des geta des prêtres qui se dirigent vers les sanctuaires.

Des dieux à tous les coins de rue

Enmei Jizo

Enmei Jizo

Si vous vous promenez dans les ruelles, vous tomberez un peu partout sur des mini-sanctuaires ou des Jizo. De tout temps, les dieux sont venus s’immiscer dans le coeur des hommes et écouter leur prières. Chacun possède une histoire et des racines profondes, rendant le mythe de l’île des dieux bien réel.

  1. Au Sanctuaire de Nagahama se trouve un Torii flottant dans l’eau similaire à celui du Sanctuaire d’Itsukushima.
  2. Un festival est organisé chaque année, le 15 Août du calendrier lunaire, au sanctuaire Saiwai qui est également connu comme le sanctuaire des mariages longs et heureux.
  3. Considéré comme le dieu protecteur des femmes, c’est au sanctuaire d’Awashima qu’on emmène les jeune filles prier le jour de leurs toutes premières menstruations.
  4. Le sanctuaire Shi-no-miya se situe dans le parc de Momijidani, c’est aussi là qu’on organise le Festival « Tanomosan »
  5. Le nom de la colline Nyonin (colline de la femme) trouve son origine dans cette sculpture sur pierre représentant une femme.
  6. Les mères viennent prier auprès de ce Jizo à poitrine qui se trouve sur la colline Nyonin le long du chemin Yamabe-no-komichi, pour améliorer l’allaitement.
  7. Sur le bord du chemin Yamabe-no-komichi : les statues Enmei Jizo (Jizo de longévité) qu'on appelle aussi "Jizo du quartier des cerisiers" (Sakura-machi no o-jizo-san)
  8. Le pavillon Fudo a été construit pour protéger l'angle Nord-Est (angle maudit) du Sanctuaire d'Itsukushima.

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